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Voyager Seul En Europe

Voyager seul en Europe permet d’accumuler de la confiance pour entreprendre d’autres projets. Avec ce site, j’ai voulu donner à chacun toutes les clés pour partir à la découverte du Vieux Continent.

Voyager seul en Europe

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1. Un capital confiance pour d’autres aventures

« Ne me sous-mésestimez pas » disait George W. Bush. Voyager seul en Europe, c’est d’abord accumuler un formidable capital de confiance en soi.

Je crois qu’il y a deux catégories de gens qui ne sortent pas de chez eux. Dans le premier cas, c’est simple, cela ne leur vient même pas à l’idée. Dans le second, ils n’osent pas, considérant que l’inconnu est dangereux.

Julien Blanc-Gras, Touriste

Si vous êtes timide, d’un naturel peu entreprenant, vous allez devoir forcer votre nature pour demander des renseignements à des inconnus qui ne parlent pas votre langue.

Vous allez aussi apprendre à gérer le stress de l’inconnu, ce qui vous amènera à multiplier les prises de risque par des microdécisions : vais-je réussir à retomber sur mon hôtel si j’emprunte cette rue plutôt que celle que j’ai prise à l’aller ? Dois-je commander ce plat dont tous les habitués raffolent mais qui m’a l’air bizarre ?

Mon grand-père avait coutume de dire : « La vie est étonnamment courte. Maintenant tout se rassemble en moi dans le souvenir, si bien que, par exemple, je comprends à peine qu’un jeune homme puisse se décider d’aller à cheval jusqu’au prochain village sans craindre que — si l’on écarte la possibilité d’un accident — le temps d’une vie ordinaire à l’heureux déroulement ne soit que très insuffisant pour une telle course. »

Kafka, Chacun porte une chambre en soi

Je suis tellement convaincu par l’idée que voyager seul conduit à entreprendre davantage que c’est la vision de l’entrepreneuriat que je défends dans mon travail de consultant en création d’entreprise sur OnBusinessPlan.fr. À mon sens, dans la création d’entreprise et le voyage en solo, le rapport à l’inconnu est le même, mais dans les deux cas on sent que l’aventure vaut la peine d’être vécue.

De fait, je m’entends souvent très bien dans le travail avec d’anciens grands voyageurs passés dans l’entrepreneuriat. Ils forment une communauté réduite mais très efficace sur le plan professionnel, notamment avec les réunions Tribus à Paris (Travellers in Business). On pourrait citer Magali Boisseau Becerril de Bedycasa ou Charles Guilhamon de Darjeelin comme figures de grands voyageurs devenus entrepreneurs.

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2. Des conditions idéales pour apprendre à voyager seul

Pour tout voyageur en herbe, l’Europe est un terrain d’entraînement extrêmement favorable. Les langues et les cultures sont suffisamment proches pour pouvoir toujours trouver un moyen de communiquer avec les autres.

Le dépaysement culinaire ou climatique est relativement limité. Les conditions de sécurité sont bonnes. Les infrastructures de transport au commun sont la plupart du temps au rendez-vous, que ce soit le train ou le bus.

Faire le tour de l’Europe, c’est se découvrir de nombreuses similitudes avec ses voisins européens. Non seulement vous apprendrez à vous faire confiance, mais vous aurez également une foi inébranlable dans la bonté des autres à force d’être surpris par l’aide que l’on peut recevoir d’inconnus.

Avec la confiance accumulée et tout ce que l’on aura appris sur soi-même en voyageant, il sera ensuite plus simple de voyager seul vers des destinations plus dépaysantes comme l’Asie ou l’Afrique.

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3. Une plus grande liberté

Alors que j’allais franchir la grande porte, il me retint en me demandant : « Où vas-tu ainsi sur ton cheval, maître ? » « Je ne sais pas », dis-je, « je veux juste partir d’ici, juste partir d’ici. Ne cesser de partir d’ici, c’est seulement comme cela que je pourrai atteindre mon but. » « Tu connais donc ton but ? », me demanda-t-il. « Oui », répondis-je, « je viens de le dire, partir d’ici, tel est mon but. » « Tu n’as pas de provisions avec toi », dit-il. « Je n’en ai pas besoin, le voyage est si long que je devrai mourir de faim si je ne trouve rien en chemin. Il n’y a pas de provisions qui puissent me sauver. Par bonheur, c’est un voyage vraiment immense. »

Kafka, Chacun porte une chambre en soi

En étant seul, on peut adapter ses journées à ses envies ou à sa forme du moment. Il est facile de bouleverser son programme. On peut profiter davantage des lieux qui nous plaisent, prendre une nuit supplémentaire en auberge de jeunesse, hôtel voire chambre d’hôtes ou sauter dans un bus vers un autre pays.

Après plusieurs jours de voyage en solo, on n’a plus peur du ridicule. On rigole de soi-même quand on s’aperçoit au retour d’une expédition dans le froid varsovien ou on sourit de bon cœur face à un policier milanais qui veut chambrer avec ses collègues.

J’ai toujours eu un certain soupçon à mon encontre. Mais cela n’apparaissait qu’ici et là, de manière temporaire, entre de longues pauses qui suffisaient pour oublier. En outre, il s’agissait de futilités qui se produisaient certainement chez d’autres que moi, et n’avaient aucune signification sérieuse, comme par exemple le fait de s’étonner de son propre visage dans le miroir, ou du reflet de son occiput ou de tout son corps lorsque, marchant dans une rue, on passe tout à coup devant un miroir.

Kafka, Chacun porte une chambre en soi

Le plaisir de découvrir de nouveaux lieux permet aussi de profiter de l’instant. Cela peut être dans l’effort d’une longue marche solitaire ou dans la simple joie de s’asseoir sur un banc public pour observer la vie comme elle vient.

La liberté est toutefois limitée par le fait que l’on s’emporte partout où l’on va. « Quel drame d’avoir un corps ! » disait Althusser à la femme qu’il finirait par étouffer dans un moment d’absence. Aucun problème ne disparaît pour celui qui voudrait les fuir. Mais le voyage permet de relativiser en donnant à chacun le loisir d’observer les choses d’un angle différent.

Chacun porte une chambre en soi. Ce qu’on peut vérifier en prêtant simplement l’oreille. Lorsque quelqu’un marche vite et qu’on écoute — ce peut être pendant la nuit quand tout est silencieux —, on entend par exemple le cliquetis d’un miroir mural mal fixé, ou le parapluie.

Kafka, Chacun porte une chambre en soi

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4. Voyager seul en Europe, vraiment ?

En fréquentant les auberges de jeunesse ou les hôtels, vous vous apercevrez vite qu’il y a énormément de voyageurs solo sur les routes. Certains font équipe pour plusieurs étapes, notamment les Sud-Américains ou les Australiens qui passent de longues périodes pour découvrir l’Europe.

Il y a toujours quelqu’un qui traîne dans la salle commune ou regarde un film sur le lit voisin dans votre dortoir. Cette personne est souvent partante pour partager un repas ou une discussion.

Je m’appelle Pablo. Et toi ?
— Moi non.

Julien Blanc-Gras, Touriste

Le WiFi est offert dans la plupart des auberges de jeunesse. Il est tout à fait possible d’échanger avec ses proches pour partager ses découvertes à chaud ou en cas de moment de déprime.

Ensuite, je ne sais pas ce qui nous prend, nous allons checker nos mails à minuit dans un sous-sol où des centaines d’adolescents en rang d’oignons jouent en réseau à World of Warcraft.

Julien Blanc-Gras, Touriste

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Chacun trouve également des moyens d’occuper les moments de latence du voyage, que ce soit dans les transports ou dans les terminaux d’aéroport. Livres que l’on emmène avec soi, téléphone portable, musique… Il est facile d’esquiver l’ennui. Je privilégie les podcasts que je n’ai pas la possibilité d’écouter le reste du temps, notamment des émissions d’histoire. J’aime également prendre des notes sur le vif avec Evernote.

Je crois que je commence à discuter tout seul. C’est naturel quand on n’a parlé à personne depuis trois ou quatre jours. Ça n’arrive pas souvent. Ça n’arrive qu’en voyage. On emmagasine des sensations et des idées neuves. Et on ne peut pas se vider, faute d’interlocuteur. Il vaut mieux avoir un carnet et un stylo sous la main pour ne pas devenir fou.

Julien Blanc-Gras, Touriste

Voyager seul en Europe est donc à mes yeux une merveilleuse manière de se lancer à l’aventure sans devoir attendre de faire la bonne rencontre pour oser partir en voyage. Il suffit de vous dire que la meilleure manière de croiser des personnes ayant le même désir de découvertes que vous est d’aller à leur rencontre !

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