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Partir Zen : Aéroport, Embarquement Et Avion

Difficile de partir zen avec le stress du trajet jusqu’à l’aéroport, des contrôles de sécurité et des règles d’embarquement. Il faut dire que les compagnies low cost imposent des règles strictes concernant les bagages en cabine (dimensions, poids). Je vous propose quelques conseils pour surmonter cette épreuve à laquelle on finit par s’habituer avec un peu d’expérience.

Partir zen : aéroport, embarquement et avion

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Le voyage par procuration

Tout commence par une promenade sur Google Maps, au hasard de pays inconnus. L’appropriation passe d’abord par la maîtrise de la carte du territoire que l’on envisage de découvrir. A titre personnel, je me promène souvent dans l’Himalaya.

On poursuit avec quelques documentaires glanés sur Youtube au hasard d’une navigation. Il suffit de taper le nom de la ville ou du pays qui vous fait rêver, puis d’utiliser un filtre de recherche pour faire apparaître les vidéos longues. Je vous donne un exemple avec l’Irlande.

L’imaginaire peut aussi être stimulé par des films sur le voyage ou des lectures. La musique est aussi un bon moyen de s’évader, si la nuit venue vous aimez prendre des trains à travers la plaine. D’autres achètent plus prosaïquement des guides de voyage au cas où, sage résolution.

Le prochain voyage

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Il y a d’abord l’excitation du choix d’une destination. Il est recommandé d’avoir toujours un prochain voyage en préparation, c’est toujours mieux à la cantine du boulot pour vous affirmer face à la vie très rangée de votre chef. De toute façon, vous ne pourrez que l’impressionner avec vos idées saugrenues car soit il a une résidence secondaire, soit il part tous les ans au même endroit. N’en faites pas trop non plus, les voyages suscitent une certaine jalousie, comme toute affirmation personnelle au bureau. Après tout, vous dépendez de votre supérieur hiérarchique pour l’obtention de vos précieux jours de congés.

Une certaine routine peut ensuite s’installer sur l’étape des réservations, même si elle s’avère souvent chronophage. Comme le rappelle Marie de Ducla, « pour réserver un voyage, les internautes passent en moyenne 5h à chercher de l’information avant de finaliser leur achat. Ces 5h sont réparties sur cinq semaines en moyenne. Au cours de cette recherche, les internautes visitent en moyenne 18 sites Web. ».

La valise

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Pour les week-ends réguliers ou les courts séjours, on peut veiller à conserver une même liste d’un voyage à l’autre, quitte à l’adapter à la marge en fonction de la destination et de la saison. On peut mettre tout l’électronique ensemble (chargeurs et connectique), rouler ses vêtements pour gagner de la place, etc.

Les compagnies low cost changent régulièrement leur politique en matière de bagage en cabine, notamment pour la taille. Ryanair propose 55 x 40 x 20 cm (Samsonite All Direxions) plus un bagage à main supplémentaire depuis l’automne 2013, dans le cadre de sa politique de communication pour améliorer son image.

Wizzair n’autorise que des petites valises cabine (42 x 32 x 25 cm), les autres sont soumises à des frais. Depuis janvier 2014, Easyjet privilégie un format intermédiaire de valise pour garantir l’embarquement en cabine : 50 x 40 x 20 cm (Samsonite Suspension) au lieu des classiques 55 x 45 x 25 cm. Il peut ainsi vous être demandé de laisser votre bagage au pied de l’appareil sans frais.

Je me suis stressé inutilement à chaque fois que je volais avec une nouvelle compagnie low cost au début et ce n’est vraiment pas la peine de se mettre dans tous ses états avant même de partir. D’une manière générale, il faut se rassurer et éviter de s’imaginer que tous les bagages cabine seront inspectés et dûment pesés à l’embarquement.

Du moment que vous avez imprimé chez vous votre ticket d’embarquement, que vous respectez le format imposé et, selon la compagnie, la règle du bagage à main unique, vous ne serez pas ennuyé. Les rotations au sol des appareils des compagnies low cost sont trop courtes pour que le personnel s’amuse à faire du zèle.

Une navette rejoignait l’aéroport de Beauvais à partir de la porte Maillot. En montant dans l’autocar il remarqua qu’il y avait surtout des jeunes, des étudiants probablement, qui partaient en voyage, ou qui en revenaient – on était à l’époque des vacances de février. Des retraités également, et quelques femmes arabes, accompagnées d’enfants jeunes. Il y avait en réalité à peu près tout le monde à l’exception des membres actifs, productifs de la société. Jed constata également qu’il se sentait plutôt à sa place dans cette navette, qui lui donnait la sensation de partir en vacances – alors que la dernière fois, dans le vol Air France, il avait eu l’impression de se déplacer pour son travail.

Michel Houellebecq, La carte et le territoire

Les contrôles de sécurité

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Je déteste les aéroports. Envahis par les marques jusqu’au moindre pixel, peuplés de businessmen propres qui font tourner la machine, de beaufs qui cherchent leur chemin, de vieux Américains qui sont chez eux et de jeunes cons qui s’habillent pour prendre l’avion comme s’ils allaient aux Oscars. Tout le confort moderne, aseptisé et caricatural. Des enseignes de luxe à portée de main entre deux correspondances. De quoi consommer pour ne pas paniquer. Tout est bien.

Julien Blanc-Gras, Touriste

Du moment que vous avez vos liquides dans un sac transparent, que vous sortez vos appareils électroniques et veillez à enlever les éléments métalliques que vous portez, vous n’avez pas non plus grand’chose à redouter.

Après, selon l’aéroport, chacun a ses marottes. Les détecteurs de Roissy sont particulièrement sensibles. Les contrôleurs de Beauvais vous font enlever vos lunettes. Il suffit d’obtempérer. Sauf en cas de grève, le tout est relativement fluide.

Pensez à vérifier que vos bacs en plastique sont tout à fait vidés au moment de reprendre vos affaires, ce serait dommage d’oublier un téléphone ou autre. Généralement, le personnel vous le signale avant de ranger les bacs.

L’embarquement

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Il n’y avait pas de places désignées dans l’avion, et au moment de l’embarquement il tenta de s’agréger à un groupe d’adolescents, mais il fut retenu au pied de l’escalier métallique – son bagage à main était trop volumineux, il dut le remettre au personnel navigant – et se retrouva près de l’allée centrale, coincé entre une petite fille de cinq ans qui s’agitait sur son siège, réclamant constamment des bonbons, et une femme obèse, aux cheveux ternes, tenant sur ses genoux un bébé qui commença à hurler peu après le décollage ; une demi-heure plus tard, il fallut lui changer ses couches.

Michel Houellebecq, La carte et le territoire

Easyjet a abandonné fin 2012 le grand bazar du placement libre qui rendait l’embarquement aussi confus que l’ouverture des soldes ou celle des portes de Bercy un soir de concert.

Une fois à votre place, soyez calme et détendu. Glissez un sourire entendu à vos voisins qui se signent. Trouvez de quoi survivre à la caravane publicitaire inhérente au modèle économique des compagnies low cost. Des boules Quies peuvent vous fournir un confort sonore optimal.

Je sais ce qui m’attend dans cet avion. L’horizon rosi du soleil caressant les Alpes enneigées. Le plus beau spectacle qui soit depuis un hublot – et le monde n’est jamais aussi beau que derrière un hublot. Première embûche, qui sera lourde de conséquences : la piste est encombrée. Nous patientons sur le tarmac. Longtemps.

Julien Blanc-Gras, Touriste

J’adore les avions. On est moins bien installé, c’est vrai. Mais on vole et il ne faut pas oublier qu’on peut faire la course avec le soleil. Les voyages ont cela de rigolo qu’ils permettent d’être partout à la fois. Là, je suis nulle part entre l’Islande et le Sri Lanka, à 10 000 mètres d’altitude et 900 km/h. J’ai douze chaînes sur mon écran.

Julien Blanc-Gras, Touriste

L’arrivée

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L’arrivée est toujours un grand moment d’adrénaline et d’excitation. Veillez à repérer de chez vous via le site de l’aéroport en question les différents moyens de rejoindre votre destination finale. De quoi partir zen !

À la sortie de l’aéroport de Beauvais-Tillé il s’arrêta, posa son sac de voyage, respira lentement pour se reprendre. Les familles chargées de poussettes et d’enfants s’engouffraient dans l’autocar à destination de la Porte Maillot. Juste à côté il y avait un petit véhicule blanc, aux larges surfaces vitrées, portant le sigle des Transports Urbains du Beauvaisis. Jed s’approcha, s’informa : c’était la navette pour Beauvais, lui apprit le chauffeur ; le trajet coûtait deux euros. Il prit un ticket ; il était le seul passager.

Michel Houellebecq, La carte et le territoire

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